Le snus®

Le Snus® est un mode de consommation mal connu en France, tout simplement parce que la vente du Snus® est interdite en Europe, excepté en Suède.
Bien qu’il soit évidemment recommandé de s’abstenir de toute consommation tabagique sous quelque forme que ce soit, pour celles et ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas quitter le tabac, le Snus® présente bien des avantages par rapport à la cigarette ou toute autre forme de tabac fumé.

Sachets de Snus

Le Snus, des petits sachets à placer entre la joue et la gencive pour consommer le tabac moins dangereusement !

Le Snus®

Le Snus® est une sorte de chique moderne.
Imaginez un sachet de thé dans lequel vous mettez du tabac à la place du thé.
Vous glissez ce sachet entre la gencive et la lèvre, au-dessus des dents de devant.
Ce n’est pas très ragoûtant mais pas plus écœurant que les goudrons de fumée qui se déposent dans la bouche et sur les dents !

Le Snus® est interdit en Europe

Le Snus® est interdit en Europe, sauf en Suède, ce qui paraît tout simplement aberrant.
Deux sachets de Le Snus® de deux fournisseurs différents.
Comme vous le constatez, un sachet de Snus®, recto verso, ressemble à un petit sachet de thé.
Posés sur une carte de stationnement, vous pouvez apprécier la dimension de chacun de ces sachets de Snus®.
A vrai dire, ce n’est pas spécialement agréable et il faut vraiment être bien dépendant pour tenter l’expérience !
Allez donc voir un tabacologue avant de décider de troquer votre cigarette pour un sachet de Snus®. Vous êtes peut-être plus mur(e) pour arrêter le tabac et quitter définitivement le tabagisme que vous ne le pensez !

Diminution du risque avec le Snus

N’en déplaise aux anti-tabac, le tabac sans fumée est beaucoup moins dangereux.
Le plus dangereux dans la consommation du tabac, c’est la fumée.
Supprimer la fumée, c’est supprimer 98 % du risque par rapport à la cigarette !

  • Pas de fumée, pas de tabagisme passif ;
  • Pas de cancer du poumon ;
  • Pas de BPCO (broncho-pneumonie chronique obstructive) ;
  • Pas de CO ;
  • Pas de risque d’incendie ;
  • Ce n’est déjà pas si mal !

La Suède, des marins et le Snus

“La Suède est le pays au monde où l’on compte le moins de cancer du poumon” écrit le professeur Robert Molimard dans son excellent livre “Petit manuel de défume”, éditions Sides.

Fumer la cigarette dans les embruns, c’est pour le moins risqué et sportif !
Fumer la pipe, c’est déjà plus aisé…
La chique, c’est l’idéal.
La chique étant courante chez les marins, probablement tout naturellement, les Suédois ont adopté le Snus® (30 % des hommes consommateurs de tabac).
La Suède n’a accepté d’entrer dans l’union européenne qu’à condition d’avoir le droit de continuer à commercialiser son Snus.

Le Snus®, initiation au tabac ?

C’est ce que voudraient faire croire les puritains !
Et pourtant c’est le contraire.
Il y a quatre fois plus d’anciens fumeurs passés au Snus que d’adeptes du Snus, passés au tabac fumé !

Confusion Snus® et Smokeless tobacco

Une confusion règne actuellement entre les Smokeless tobacco, tabacs sans fumée américains, très riches en nitrosamines et considérablement plus dangereux et le Snus® qui en contient très peu.
Une étude sur ces Smokeless tobacco montre leur dangerosité et est régulièrement opposée aux partisants du Snus®, principalement par les associations contre le tabac.
Pourquoi entretenir cette confusion ?
On teste deux produits totalement différents et on s’appuie sur l’étude de l’un, produit aux Etats-Unis pour interdire l’autre produit en Europe.
Ce n’est pas très crédible !
En lisant ce rapport sur le Snus® écrit par le professeur Molimard, vous comprendrez mieux la situation et, bien informé(e) serez à même de forger votre opinion.

Le Snus est-il sans danger ?

N’exagérons rien, le Snus® reste un produit dangereux qu’il vaut mieux ne pas consommer.
Une étude rapporte deux fois plus de cancers du pancréas chez les utilisateurs de Snus® comparés à des non consommateurs de tabac.
D’autres études sont en cours.
Le risque est malgré tout considérablement diminué par rapport à la cigarette ou plutôt par rapport à toutes les formes de tabac fumé.
Les produits les plus cancérigènes contenus dans le tabac sont les nitrosamines.
Le tabac américain utilisé dans le Skoal bandits contient des quantités énormes de nitrosamines (jusqu’à dix fois plus que dans le Snus®).

En Suède, par un choix judicieux des lots de tabacs issus de plants génétiquement modifiés (OGM) et en supprimant la fermentation, on arrive à obtenir un tabac contenant peu de nitrosamines.
Comme avec toutes les formes de tabagisme, les gencives (paradontose), la muqueuse de la gorge et du larynx connaissent de sérieux problèmes !
Certains prétendent qu’il génère des carcinomes dans la cavité buccale et éventuellement sur les lèvres.
Un léger effet désinfectant est rapporté, il protègerait des caries, mais il colore de façon inesthétique les dents et les gencives.
On ne sait pas encore grand-chose sur ses effets en combinaison avec l’alcool.

Le Snus® et femmes enceintes

Pendant et même avant la grossesse, l’idéal est de quitter le tabac.
Pour celles qui n’y arrivent vraiment pas, adopter le Snus® serait un moindre mal.
Utiliser le Snus® évite au fœtus d’être asphyxié en permanence par le CO.
Par contre, ça ne le met pas à l’abri de la nicotine qui, à certaines périodes de sa formation, peut avoir des conséquences catastrophiques sur le développement de son cerveau.
C’est aussi pour cette raison, qu’il n’est pas recommandé d’utiliser des patchs nicotiniques chez la femme enceinte (Travaux J.P. Changeux – Institut Pasteur Paris).

Snus® et sport

La nicotine en agissant sur les récepteurs nicotiniques, améliore la concentration tout en apportant une relative décontraction musculaire. (paradoxe de Nesbitt )
Le rêve : plus performant et plus relâché simultanément !

Des tests ont été faits sur des sportifs de haut niveau, tireurs d’élite, sauteurs à ski (tremplin), sous nicotine, avec un patch nicotinique.
Leurs performances s’en sont trouvées considérablement améliorées.
Fumer diminue les capacités physiques et il ne saurait en être question !

Le Snus® est une réponse adoptée par un certain nombre d’athlètes pour se doper !
Utiliser des substituts nicotiniques serait peut être moins bien perçu, l’aspect “drogue” et “dopage” serait plus évident, alors que consommer du Snus® permet l’alibi de l’“habitude” qui entoure habituellement le tabac.
Pourtant, les substituts nicotiniques ne provoquent pas la dépendance tabagique engendrée par le Snus®.
Sur le point de l’addiction, le Snus n’est pas mieux que tout autre mode de consommation du tabac.

Vente interdite et avenir du Snus

Les meilleurs experts mondiaux sont favorables au Snus® !
Tout le monde sait que dès qu’un produit existe, l’interdire ne fait que développer le trafic et la contrebande !
(Tout le monde, sauf les prohibitionnistes…)

La contrebande du tabac est particulièrement dynamique et bien organisée !!!
Bien que ce soit illégal, il est possible de se procurer du Snus® sur plusieurs sites internet.
La législation évoluera certainement.

En 2004, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont fait une demande de lever l’interdiction qui a été refusée par la Cour de Justice européenne.

Dans les associations anti-tabac, même, on commence à oser se poser sérieusement la question…

Dans un courrier daté du 23 juillet 2009, Marc Jones, président de British American Tobacco France fait une démarche officielle auprès du Président Sarkozy , pour que ce dernier profite de la présidence européenne de la Suède pour lancer a procédure visant à autoriser la commercialisation du Snus® “dans les délais les meilleurs”.

Qu’en penser ?

Depuis la loi Evin, pour des raisons évidente de santé publique, la vie des fumeurs est devenue inconfortable.
Le décret n°2006-1386 du 15-11-2006 a renforcé les précédentes dispositions, même si les termes de la loi sont, dans la pratique peu respectés notamment dans les cafés et restaurants.

Les fumeurs se sentent stigmatisés et un certain nombre, lassés de sortir aux intempéries pour fumer, se sont motivés pour arrêter de fumer.
Plusieurs associations reviennent à la charge pour que l’esprit de la loi soit mieux respecté sur les terrasses des cafés et restaurants.

Ces associations utilisent le levier que représente la gène du tabagisme passif ressentie par les non-fumeurs, contraints à se replier à l’intérieur des cafés et restaurants, obligés d’abandonner la terrasse aux fumeurs.

L’adoption du Snus® permettrait une consommation sans gène pour les non tabagiques.
L’arme principale des associations se verrait bien désamorcée.
Les laboratoires pharmaceutiques ne verront sans doute pas d’un bon œil l’arrivée du Snus® sur le marché, concurrent direct des patchs nicotiniques, utilisés par certains fumeurs, pour réduire quotidiennement leur besoin de fumer durant les heures de travail.

D’énormes intérêts financiers sont en jeux, comme toujours dès qu’il s’agit de tabac.
Vous trouverez en fin d’article un facsimilé du courrier adressé par Marc Jones, président de British American Tobacco France, au Président Nicolas Sarkozy, daté du 23 juillet 2009.

Système D, faire son Snus soit même !

Toujours dans son livre Petit manuel de défume, le professeur Robert Molimard nous explique comment faire nous-mêmes un succédané de Snus® !

Ce système D ne doit être envisagé que très occasionnellement car le tabac utilisable sur le marché français n’est pas exempt de nitrosamines, donc dangereux au même titre que les « Smokeless tobacco » américains.

Quitte à adopter le Snus®, autant utiliser du vrai Snus® !
Posez-vous la question de savoir si, tous comptes fait, pour vous, le moment d’arrêter le tabac ne serait pas venu ?

Mise à jour le 25 décembre 2015

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Désirez-vous réussir à vous libérer du tabac sans effort?
Avec l'aide d'un tabacologue diplômé de la faculté de médecine Paris VII
La stratégie ultime pour arrêter de fumer sans souffrir du manque et sans grossir !